

Jules COIGNET (Paris, 1798 – Paris, 1860)
Tivoli, les cascatelles
Huile sur toile
33 x 41 cm
1822-1823
Oeuvres en rapport :
– Lithographie de Villeneuve, publiée en 1825 dans l’album Vues pittoresques d’Italie dessinées d’après nature, par J. Coignet (Paris, Sazerac & Duval), pour laquelle notre œuvre est préparatoire
– Tableau de même sujet exposé au Salon de 1824
Formé à l’école du paysage historique par un des maîtres du genre, Jean-Victor Bertin, Coignet commence très tôt, dès 1819, à travailler sur le motif, dans la nature, en particulier en forêt de Fontainebleau à Barbizon.
Rapidement, à l’occasion, selon plusieurs auteurs, d’un premier voyage en Italie en 1820, il s’émancipe du paysage historique pour peindre des paysages réels et non recomposés, en étant particulièrement sensible à la topographie et aux effets de lumière, et avec une facture moins académique. Il effectuera dès lors une importante carrière de paysagiste, exposant à presque chaque Salon à partir de 1824, et voyageant un peu partout en France, en Europe (Suisse, Allemagne) et même en Orient (Grèce, Turquie, Levant, Egypte).
Ses succès l’incitèrent à faire oeuvre de pédagogie avec Principes et études de paysages dessinés d’après nature publiés en 1831 et Cours complet de paysage en 1833, que ne manquèrent pas de suivre les nombreux élèves de son atelier, ouvert en 1830, ou de simples artistes amateurs.
Si certaines œuvres datées attestent que Coignet se trouve en Italie en 1826 et 1827 (il y retournera par ailleurs entre 1840 et 1843), la chronologie du premier séjour demeure incertaine ; sa participation au concours du Grand Prix de Rome de paysage historique en 1821, ainsi que celle au Salon de 1824, sembleraient indiquer des interruptions durant ce séjour. D’autres œuvres datées permettent bien d’affirmer sa présence en Italie (ainsi qu’en Suisse et dans le Dauphiné) au moins en 1822 et 1823, ce que confirment les sujets de ses tableaux présentés au Salon de 1824 ; plus particulièrement, il y expose sous le numéro 341 une Vue des cascatelles de Tivoli, dont la composition a toutes les chances d’être identique à notre peinture, mais de dimensions un peu plus importantes.