Jean-Jacques CHAMPIN

Paris, la Naumachie du parc Monceau


Jean-Jacques CHAMPIN (Sceaux, 1796 – Paris, 1860)
Paris, la Naumachie du parc Monceau
Aquarelle
20 x 29 cm
Signée et datée en bas à gauche
1828


Fils d’un ancien écuyer du logis du Roi qui devint maire de Sceaux et prénomma son fils en hommage à Rousseau, Champin dessinera de nombreuses vues de sa ville natale et de l’Ile-de-France. Élève de Storelli et de Jacques-Auguste Régnier, un élève de Jean-Victor Bertin, il participa à divers ouvrages permettant de découvrir des sites de France ou même d’Italie et de Suisse, et exposa ses lithographies et aquarelles au Salon entre 1819 et 1859.

Créé par Carmontelle pour le duc de Chartres (père de Louis-Philippe) à la fin des années 1770, le parc de « Mousseaux », à l’origine une terre dépendant de la seigneurie de Clichy, abritait alors d’innombrables « folies » (ruines grecques et gothiques, pagodes, obélisques, grottes, moulins, fontaines…). Devenu parc public sous la Révolution, il fut ensuite laissé à l’abandon avant que Napoléon ne le cède à Cambacérès. Revenu dans la famille d’Orléans sous la Restauration et à nouveau abandonné après 1848, le jardin fut restauré par Alphand, dans les années 1860, réalisation considérée par Haussmann comme « la promenade la plus luxueuse et en même temps la plus élégante de Paris ».
La Naumachie, toujours en place, est un des rares vestiges du parc original. Pièce d’eau entourée d’une colonnade circulaire, elle s’inspirait des bassins de la Rome antique où se déroulaient les spectacles de batailles navales.
En 1851, Champin fournira deux nouvelles vues du parc Monceau (dont une de la Naumachie, mais de composition différente de la nôtre) au Magasin Pittoresque, une célèbre revue avec laquelle il collaborait régulièrement.