
Ferdinand HEILBUTH (Hambourg, 1829 – Paris, 1889)
Etude de travailleurs pour « Les fouilles »
Huile sur panneau
16 x 28 cm
Signée du cachet de l’atelier en bas à droite
Probablement vers 1880
Provenance:
– Vente de l’atelier de l’artiste, 19-21 mai 1890, Paris, 8 rue de Sèze, Galerie Georges Petit, CP Paul Chevalier. Lot 95 ou 96 ou 97 du catalogue, titrés etudes pour les Fouilles
– Collection Stern
Formé à Münich, puis à Paris dans les ateliers de Delaroche et de Gleyre, Ferdinand Heilbuth peint pendant une dizaine d’années des sujets de genre et d’histoire, qu’il expose au Salon de Paris à partir de 1853. Puis, dans sa deuxième partie de carrière, il se fixe à Rome, avec une appétence pour la vie intime du Vatican qui le fait surnommer « Le peintre des cardinaux ».
Définitivement installé en France après un exil de quelques années à Londres, dû à la guerre de 1870, l’artiste se consacre désormais aux scènes de régates et de canotage au bord des rivières et des lacs de la banlieue parisienne (Neuilly, Croissy, Bougival…), mettant en scène des élégantes, faisant de lui un des principaux représentants des débuts de la « Belle Epoque ».
Les Fouilles est un tableau illustrant des travaux archéologiques réalisés en 1872 à Rome ; Heilbuth en réalisa plusieurs versions, à l’huile et à l’aquarelle, vers 1880. Notre peinture est l’une des seize études concernant cette composition qui étaient proposées à la vente de l’atelier.