Florent-Constant BOURGEOIS, attribué à

Vue d’un monastère à Marino, près de Rome

Gravure publiée en 1804 dans le recueil
Dessin au lavis daté 1807

Florent-Constant BOURGEOIS (1767, Guiscard – 1841, Passy), attribué à
Vue d’un monastère à Marino, près de Rome
Huile sur toile (Belot, Rue de l’Arbre Sec, N°3)
22 x 27 cm
Oeuvre en rapport: gravure (planche N° 73) illustrant l’ouvrage « Recueil de Vues et Fabriques Pittoresques d’Italie » publié en 1804 et titrée Vue d’un monastère à Marino, 15 milles de Rome


A l’origine officier militaire, Bourgeois se consacra exclusivement à l’art à partir du milieu des années 1790, en perfectionnant sa formation dans l’atelier de Jacques-Louis David, où il se spécialisa dans le paysage, et devint avant tout un extraordinaire dessinateur; Paul Marmottan, dans son « Ecole française de peinture, 1789-1830 », évoque ainsi sa « grande pureté de style et l’exécution brillante de ses dessins, la plupart très remarquables, notamment ceux au lavis« . Très recherché et apprécié de son vivant, Bourgeois reçut de nombreux prix et récompenses artistiques, un logement au Louvre, et la Légion d’honneur en 1827. Il était domicilié au 3 quai Malaquais à Paris.
Son activité de peintre est aujourd’hui moins connue, et pourtant il exposa des tableaux à presque tous les Salons de 1791 à 1830, avec exclusivement des vues d’Italie pour la période de la Révolution jusqu’au Consulat

Notre tableau, rare témoignage de l’oeuvre peint de Bourgeois, est vraisemblablement une reprise autographe de sa gravure parue en 1804; la composition se présente dans le même sens, et le support est une toile de chez Belot, actif au 3 rue de l’Arbre Sec seulement à partir de 1806. Les différences entre notre peinture et la gravure résident dans les groupes de figures, dans l’absence de la croix (sur le fronton) dans le tableau, et dans l’organisation des nuages.
Il existe par ailleurs un dessin au lavis (environ 14 x 21 cm) identique à la gravure (notamment pour les personnages et la croix), mais en sens inverse, signé et daté de 1807; on peut penser qu’il s’agit du dessin original, donc exécuté avant 1804, mais que Bourgeois aurait daté en 1807.

Nous n’avons pour l’instant pas retrouvé la trace de ce monastère dessiné par Bourgeois et qu’il situe à Marino, sur les bords du lac d’Albano, au sud-est de Rome.