Alfred-Louis BRUNET-DEBAINES

Paris, la rue du Faubourg Saint-Denis et la porte Saint-Denis


Alfred-Louis BRUNET-DEBAINES (Le Havre, 1845 – Hyères, 1939)
Paris, la rue du Faubourg Saint-Denis et la porte Saint-Denis
Aquarelle
32,5 x 27 cm
Signée et datée en bas à droite
1868
Exposition : Salon de Paris de 1869, sous le numéro 2573, titrée La rue du Faubourg Saint-Denis, à Paris ; aquarelle


Notre artiste est issu d’une famille d’architectes (son grand-père Philippe, son oncle Claude-François et son père Charles-Fortuné-Louis), mais c’est en tant que peintre et graveur qu’il suivra sa voie artistique. Formé par Isidore Pils à partir de 1863 aux Beaux-Arts de Paris, il devient rapidement un adepte de l’eau-forte, technique d’estampe dans laquelle il se perfectionne notamment auprès de Maxime Lalanne, un des spécialistes du genre.
Au Salon, Brunet-Debaines expose à la fois des eaux-forte (des paysages ou bien des reprises de tableaux célèbres) et des aquarelles, avec une prédilection pour les vues urbaines, souvent parisiennes ou de Normandie (Caen, Rouen…), sa région natale. Ce sont d’ailleurs des vues du Havre, de Tancarville et de Vasouy (près d’Honfleur) qu’il présente pour sa première participation en 1866.
C’est avec notre aquarelle qu’il inaugure ses sujets parisiens ; suivront les Tuileries en 1873, le pont Marie en 1874.
Stylistiquement, celle-ci, pleine de pittoresque, nous rappelle les œuvres des aquarellistes anglais des années 1830, ou d’artistes français comme Etienne Villeret (1798-1852).

La rue du Faubourg Saint-Denis, avant les travaux d’Haussmann, reliait Paris à Saint-Denis ; elle prolongeait la rue Saint-Denis à partir de l’octroi symbolisé par le grand arc de triomphe construit par Blondel en 1672, dédié à la gloire de Louis XIV.