Achille BENOUVILLE

Le lac de Nemi

Aquarelle de la Fondation Custodia

Achille BENOUVILLE (1815, Paris – 1891, Paris)
Le lac de Nemi
Huile sur toile
40 x 59 cm
Vers 1845
Oeuvre en rapport: aquarelle (37,5 x 56 cm) de composition identique conservée à la Fondation Custodia (Paris)


Achille Bénouville est probablement le principal représentant de ce que l’on pourrait définir comme la troisième (et pour ainsi dire dernière) génération des paysagistes néo-classiques et/ou historiques, nés dans les années 1810/1820, comme Félix Lanoue, Paul Flandrin, Eugène Ferdinand Buttura ou encore Alfred de Curzon. Elève de Picot puis de Léon Cogniet, il se spécialise rapidement vers la peinture de paysage, en commençant par des vues du bassin parisien qu’il expose au Salon dès 1834. Il effectue trois courts séjours en Italie, en 1838, 1840 et 1843, le dernier lui permettant de partager l’atelier et l’amitié de Corot à Rome.
Après avoir remporté le prix du paysage historique en 1845 (la même année, son frère Léon est lauréat du prix de Rome de peinture), il retourne en Italie pour passer trois ans à la villa Médicis, puis s’établir dans le pays jusqu’au décès de sa femme en 1870, événement qui le fait revenir en France.

Le lac de Nemi, site naturel volcanique à quelques dizaines de kilomètres au sud-est de Rome, fut de nombreuses fois fréquenté et représenté par Bénouville, notamment en dessin. Parmi les versions peintes figurent dans sa vente après-décès Le lac Nemi (0,81 x 1,20 m) et Bords du lac de Nemi (52 x 74 cm), probablement les deux vues citées par Marie-Madeleine Aubrun dans son catalogue raisonné de l’artiste (N°262 et 263bis).

Relevant à la fois du paysage néo-classique et de l’étude naturaliste, notre lumineuse peinture révèle l’influence de Valenciennes et de Corot. L’étude d’arbre occupe le premier plan et organise la composition, tandis que dans le fond on aperçoit le village perché de Genzano.