Simon SAINT-JEAN

Couronne impériale (fritillaria imperialis) et liseron


Simon SAINT-JEAN (Lyon, 1808 – Ecully, 1860)
Couronne impériale (fritillaria imperialis) et liseron
Aquarelle
48 x 38 cm
Signée et datée en bas vers le centre
1839


Simon Saint-Jean est une figure majeure de la peinture de fleurs lyonnaise et française du XIXème siècle. Sa formation, entamée en 1822 aux Beaux-Arts de Lyon, fut double : la figure dans l’atelier de Révoil, et la peinture florale auprès de Thierriat, dont il suivit assidûment l’enseignement. Il débuta modestement sa carrière en 1826 comme dessinateur d’ornements destinés aux églises et de bannières liturgiques chez le « soyeux » Didier Petit, à Lyon.
Après une première participation au Salon de Paris en 1834, il décide en 1836 d’ouvrir son propre atelier et d’entreprendre une carrière autonome, consacrée par des succès rapides. Dès l’année suivante, le musée des Beaux-Arts de Lyon se porte ainsi acquéreur, au Salon de Paris, de Fleurs et Fruits. Quelques années plus tard, en 1843, Saint-Jean connaît un véritable triomphe avec la présentation de sa Vierge à l’Offrande, conservée dans les collections du même musée, qui lui vaut la légion d’Honneur et résume bien la connotation souvent symbolique et mystique de ses œuvres.
Son rayonnement dépasse alors le cercle lyonnais. Scipion Corvisart, admirateur et soutien fidèle, l’introduit auprès de collectionneurs d’envergure comme le duc de Morny, mais aussi de riches étrangers tels que lord Hertford. Il connaîtra une forme de consécration avec sa réception en 1855 à l’Académie de Bruxelles au fauteuil de Van Huysum (qu’il avait particulièrement étudié à l’occasion d’un voyage en Belgique et en Hollande en 1840).
Son élève le plus célèbre et le plus talentueux est Jean-Pierre Lays (1825-1887).

Très rares dans son œuvre, les planches botaniques connues représentent des rosiers fleuris, datées 1839 (comme notre dessin,) et 1848. Est-ce un travail que l’on peut considérer comme des feuilles d’études dont Saint-Jean se servait ensuite en atelier ? Des œuvres dédiées à un botaniste ? Peut-être sont-elles à mettre en rapport, afin de montrer ses compétences, avec sa tentative, vers 1839-1840, de succéder à Redouté comme maître de dessin au Museum ? Sachant qu’il avait déjà fréquenté le Jardin des Plantes dans les années 1830-32 et réalisé des études botaniques dans les serres et les collections du Muséum.