Charles-Jean GUERARD

Environs de Paris, les derniers rayons du soleil


Charles-Jean GUERARD (Paris, 1790 – ?, après 1834)
Environs de Paris, les derniers rayons du soleil
Huile sur toile
33 x 41 cm
Signée et datée en bas vers le centre ; titrée au dos du cadre
1831
Expositions :
– Salon de Douai de 1831, sous le numéro 141, titrée Les derniers rayons du soleil
– Salon de Paris de 1833, sous le numéro 1176, titrée Les derniers rayons du soleil
– Salon d’Arras de 1833, sous le numéro 169, titrée Les derniers rayons du soleil


A l’origine peintre sur porcelaine, formé à Sèvres par Jean-Baptiste Langlacé (1786-1864), lui-même élève du célèbre paysagiste néo-classique Jean-Victor Bertin, Guérard expose sans interruption au Salon de Paris et aux salons du nord (Lille, Douai, Arras, Valenciennes) entre 1817 et 1834, année où l’on perd sa trace. En dehors de quelques vues de Vendée ou de Grenoble et de ses environs, il représente essentiellement la région parisienne : Mortefontaine, Chantilly, Ermenonville, Saint-Cloud, Sèvres, Meudon, Ville d’Avray, Chaville, Neuilly mais aussi le Pré Saint-Gervais, en peinture ou en estampe.
Guérard fait preuve d’une certaine appétence pour les couchers de soleil : déjà au Salon de Paris de 1824 il exposait Les derniers rayons du soleil, et un Paysage, effet de soleil couchant, et sa Vue du télégraphe de Montmartre est dans la même atmosphère.
Notre tableau, d’abord présenté à Douai l’année de son exécution, est ensuite exposé à Paris en 1833 (le cadre d’origine porte au dos son numéro d’enregistrement, 114, et possède un cartel « Environs de Paris »), puis à Arras à partir du 25 août 1833.
Le lieu représenté pourrait correspondre à l’étang de Ville d’Avray, petite localité entre Versailles et Paris, notamment célèbre pour ses liens avec Corot.